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Archive for février 2010

La hausse des TMS n’a pas été enrayée

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Les grandes campagnes de communication en prime time n’y font rien : les troubles musculo-squelettiques (TMS) suivent toujours une courbe exponentielle en France. Et cela fait 10 ans que cela dure !  Selon des chiffres issus de l’Institut national de veille sanitaire (INVS), près de 40 000 salariés souffrant de TMS (syndrome du canal carpien, tendinites, douleurs cervicales…) ont été indemnisés en 2008 pour un coût avoisinant les 800 millions d’euros. Les TMS représentent toujours près de 80 % des maladies professionnelles. Et encore ces pathologies sont sous-déclarées, les salariés craignant en effet de perdre leur boulot.

Des causes bien connues

Les causes de ces maladies sont pourtant connues depuis longtemps : facteurs biomécaniques (mauvaises postures y compris pour le travail sur écran, gestes répétitifs, cadences élevées…) et facteurs psychosociaux (absence de marge de manœuvre, harcèlement, dissolution du collectif de travail…) sont les deux mamelles des TMS. Les catégories professionnelles les plus exposées sont aussi identifiées depuis belle lurette. La victime type d’un TMS ? Une femme senior au statut précaire travaillant comme opératrice de production. Mais les jeunes travailleurs intérimaires ne sont pas non plus à l’abri de même que les salariés travaillant sur écran.
Alors que faire pour juguler les TMS ? Alors que les campagnes de sensibilisation pour la prévention de ces pathologies ont davantage boosté le nombre des déclarations de maladies professionnelles, il aurait été préférable de laisser la main aux partenaires sociaux sur ce dossier en lien avec des organismes paritaires comme l’Anact, l‘INRS ou l’OPPBTP.  C’est surtout aux organisations professionnelles de se bouger. Les TMS coûtent en effet très cher aux entreprises.

Written by jfrio

février 8, 2010 at 7:06

Un site web propose aux salariés de noter leurs patrons

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L’initiative est assez singulière  : un site web sud-africain, GetaGreatBoss, propose aux salariés de noter leurs patrons de manière facultative et anonyme. En fait, l’idée des promoteurs de ce nouveau service est de proposer aux entreprises un nouvel outil de valorisation de leur marque employeur en vantant les qualités professionnelles et humaines du big boss. Lequel doit au passage signer un chèque 200 dollars pour la réalisation de cet audit de son style de management.
Qualités managériales et comportementales
Les questions adressées aux salariés volontaires pour cette notation inversée portent tout à la fois sur les qualités managériales et comportementales du chef. Ils doivent également répondre à une série de questions ouvertes, du type « dans quels domaines votre patron devrait s’améliorer ? ».  En bout de course, le site fournit les résultats du test au seul manager. Outre moult statistiques, ce dernier accède aussi aux verbatims des questions ouvertes. Et, nec plus ultra, il a la possibilité de dialoguer avec ses salariés évaluateurs via une messagerie anonyme hébergée sur le site de l’éditeur. En cas de résultats satisfaisants, le patron peut dès lors se valoriser et lier son « bon profil » à sa campagne de recrutement grâce à une page web dédiée fournie par GetaGreatBoss. Quant aux chercheurs d’emploi, ils peuvent envoyer leurs candidatures en connaissance de cause.
Ce site figure au palmarès 2010 de Netexplorateur comme une des intiatives les plus prometteuses de l’ére numérique.

Written by jfrio

février 2, 2010 at 11:24

Publié dans E-RH

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