Le blog RH de JF Rio, santé au travail et e-RH

Santé au travail, E-RH, Nouvelles technos

Un prestataire RH lance un indice européen des arrêts de travail

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Aon Consulting, une société spécialisée dans le conseil en protection sociale et RH, vient de lancer, pour les employeurs, un indice européen des arrêts de travail, baptisé European Sick Leave Index (ESLI). Objectif de ce nouveau service : optimiser les performances de l’entreprise en pilotant l’absentéisme.

La durée moyenne des « arrêts maladie », leur fréquence et la prévalence (proportion de salariés arrêtés pour raison de santé) sont les indicateurs référence de ESLI. Ensuite, le benchmark se fonde sur des données collectées auprès de 200 entreprises, regroupant plus de 370 000 salariés, présentes dans des secteurs d’activité clés de quatre pays européens : l’Allemagne, la Belgique, la France et les Pays-Bas, en attendant l’Espagne, le Royaume Uni ainsi que des pays scandinaves et de l’Europe de l’Est. A titre d’exemple, cité par Aon Consulting, l’indice ESLI permet de quantifier et de comparer l’impact de l’absence continue d’un salarié pendant 200 jours par rapport à celle de 20 salariés absents pendant 10 jours chacun, ces journées étant réparties sur toute l’année.

Premiers constats

Et le prestataire RH de livrer ses premiers constats : les 370 000 salariés du benchmark ont posé environ 4,2 millions de journées d’absence pour cause de maladie ; le coût total de ces arrêts de travail, pour les 200 entreprises étudiées, avoisine les 665 millions d’euros ; en moyenne, le coût direct par journée d’arrêt de travail revient à près de 160 euros pour l’employeur. De quoi sans doute pousser les entreprises à faire davantage de prévention.
Enfin, la France affiche une durée moyenne des arrêts de travail nettement supérieure à celle des autres pays, mais compensée par un nombre inférieur d’arrêts. En Allemagne, la situation est exactement inverse.

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Written by jfrio

avril 14, 2010 at 5:53

Les journalistes souffrent eux aussi de conditions de travail dégradées

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Il est peu fréquent qu’une étude se penche sur les conditions de travail des journalistes. C’est pourquoi l’enquête que vient de publier l’agence de relations publiques Burson-Marsteller mérite quelques lignes sur ce blog dédié, notamment, à la santé au travail.
Selon les résultats de ce sondage, les journalistes affirment subir, eux aussi, une dégradation de leurs conditions de travail. Réduction des effectifs et des moyens, gel des salaires, polyvalence des tâches, hausse du niveau de stress et augmentation de la charge de travail dans des délais de réalisation toujours plus courts sont des sentiments partagés par la majorité des personnes interrogées, et ce, quel que soit le pays. Alors que seulement 15 % des sondés ne ressentent nullement l’impact de la crise au quotidien, la majorité des journalistes mettent en avant une érosion de la qualité du travail fourni.
Les causes de ce malaise sont, selon l’étude, dues aux effets de la crise – la multiplication des plans sociaux dans les groupes de presse et d’édition est à ce titre un bon indicateur – et la montée en puissance du numérique. Paradoxe : si 17 % des journalistes considèrent l’avènement d’Internet comme une menace pour la presse, 42 % d’entre eux perçoivent dans ces nouveaux modes de diffusion une réelle opportunité.

Consulter l’étude complète (anglais)

Written by jfrio

avril 9, 2010 at 5:59

Mickey m’a tué ?

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Le chef cuisinier d’Eurodisney, qui a mis fin à ses jours fin mars à son domicile, le jour où il devait reprendre son travail après un arrêt maladie, aurait gravé sur un mur « Je ne veux pas retourner chez Mickey, je t’aime, pardon les enfants ». C’est en tout cas ce que vient de déclarer le beau-père de la victime qui travaillait depuis 10 ans dans le parc de loisirs. L’entourage familial du salarié s’est déclaré scandalisé par les déclarations de la direction de l’entreprise pour qui ce drame s’explique par des problèmes personnels.

Le message que le PDG de l’entreprise a adressé au personnel – visible sur les sites Miroir Social et FO Disney – est à ce titre  sans équivoque : « Bien que traversant une période personnelle difficile, Franck a toujours fait preuvre d’exemplarité dans son travail….  » A l’exception de FO, les autres syndicats d’Eurodisney ne font pas (encore) l’amalgame entre cet acte désespéré et les conditions de travail. Un CHSCT doit prochainement se tenir pour faire le point sur ce drame.

Il s’agit du deuxième suicide d’un salarié d’Eurodisney cette année : le 21 février, un homme âgé de 30 ans, embauché en 2004, s’était suicidé à la gare d’Esbly, en Seine-et-Marne.

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avril 6, 2010 at 5:14

La hausse des TMS n’a pas été enrayée

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Les grandes campagnes de communication en prime time n’y font rien : les troubles musculo-squelettiques (TMS) suivent toujours une courbe exponentielle en France. Et cela fait 10 ans que cela dure !  Selon des chiffres issus de l’Institut national de veille sanitaire (INVS), près de 40 000 salariés souffrant de TMS (syndrome du canal carpien, tendinites, douleurs cervicales…) ont été indemnisés en 2008 pour un coût avoisinant les 800 millions d’euros. Les TMS représentent toujours près de 80 % des maladies professionnelles. Et encore ces pathologies sont sous-déclarées, les salariés craignant en effet de perdre leur boulot.

Des causes bien connues

Les causes de ces maladies sont pourtant connues depuis longtemps : facteurs biomécaniques (mauvaises postures y compris pour le travail sur écran, gestes répétitifs, cadences élevées…) et facteurs psychosociaux (absence de marge de manœuvre, harcèlement, dissolution du collectif de travail…) sont les deux mamelles des TMS. Les catégories professionnelles les plus exposées sont aussi identifiées depuis belle lurette. La victime type d’un TMS ? Une femme senior au statut précaire travaillant comme opératrice de production. Mais les jeunes travailleurs intérimaires ne sont pas non plus à l’abri de même que les salariés travaillant sur écran.
Alors que faire pour juguler les TMS ? Alors que les campagnes de sensibilisation pour la prévention de ces pathologies ont davantage boosté le nombre des déclarations de maladies professionnelles, il aurait été préférable de laisser la main aux partenaires sociaux sur ce dossier en lien avec des organismes paritaires comme l’Anact, l‘INRS ou l’OPPBTP.  C’est surtout aux organisations professionnelles de se bouger. Les TMS coûtent en effet très cher aux entreprises.

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février 8, 2010 at 7:06

Un site web propose aux salariés de noter leurs patrons

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L’initiative est assez singulière  : un site web sud-africain, GetaGreatBoss, propose aux salariés de noter leurs patrons de manière facultative et anonyme. En fait, l’idée des promoteurs de ce nouveau service est de proposer aux entreprises un nouvel outil de valorisation de leur marque employeur en vantant les qualités professionnelles et humaines du big boss. Lequel doit au passage signer un chèque 200 dollars pour la réalisation de cet audit de son style de management.
Qualités managériales et comportementales
Les questions adressées aux salariés volontaires pour cette notation inversée portent tout à la fois sur les qualités managériales et comportementales du chef. Ils doivent également répondre à une série de questions ouvertes, du type « dans quels domaines votre patron devrait s’améliorer ? ».  En bout de course, le site fournit les résultats du test au seul manager. Outre moult statistiques, ce dernier accède aussi aux verbatims des questions ouvertes. Et, nec plus ultra, il a la possibilité de dialoguer avec ses salariés évaluateurs via une messagerie anonyme hébergée sur le site de l’éditeur. En cas de résultats satisfaisants, le patron peut dès lors se valoriser et lier son « bon profil » à sa campagne de recrutement grâce à une page web dédiée fournie par GetaGreatBoss. Quant aux chercheurs d’emploi, ils peuvent envoyer leurs candidatures en connaissance de cause.
Ce site figure au palmarès 2010 de Netexplorateur comme une des intiatives les plus prometteuses de l’ére numérique.

Written by jfrio

février 2, 2010 at 11:24

Publié dans E-RH

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Handicap : le report scandaleux des pénalités

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La loi est pourtant connue depuis 2005 mais elle ne sera pas totalement appliquée à la date prévue. En effet, il était question, au 1er janvier 2010, d’alourdir  sensiblement les pénalités financières pour les entreprises de plus de 20 salariés qui ne respecteraient pas l’obligation d’emploi de 6 % de travailleurs handicapés. Le montant des pénalités peut ainsi atteindre 400 fois le montant du Smic horaire multiplié par le nombres de personnes handicapées non embauchées, et 1500 fois le montant du Smic horaire multiplié par le nombres de personnes handicapées non embauchées pour les entreprises qui n’engageraient aucune démarche avant 2010. Il est vrai que  les mauvais élèves avaient de quoi s’inquiéter. Selon l’Agefiph, plus de 6 000 entreprises seraient potentiellement concernées par ces sanctions.

Mais c’était sans compter sur le gouvernement qui souhaite reporter de plusieurs mois l’entrée en vigueur de ce dispositif. Motif ? En cette période de crise, les entreprises ne sont pas prêtes. Un argument pour le moins douteux étant donné le délai imparti. De plus, si de nombreuses entreprises se sont fort heureusement emparées de la question du handicap (en négociant des accords, en confiant des missions à des CAT…), il semble bien que le cancre en la matière soit bien le secteur public.

Rappelons aussi le taux de chômage des travailleurs handicapés est deux fois plus important que celui des personnes valides. Handicap, une ex-grande cause nationale ?

Written by jfrio

janvier 7, 2010 at 6:30

La CGT pourrait quitter le Conseil national de la santé au travail d’EDF

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Les raisons sont encore obscures mais, selon mes informations, la CGT devrait quitter prochainement le Conseil national de la santé au travail d’EDF. Née en 2008, cette instance, qui réunit des représentants de la direction, des médecins du travail, des représentants des organisations syndicales et des membres de CHSCT, a pris la suite de feu le CNHSCT (Comité national d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), organisme commun à GDF et EDF créé en juillet 1985.

Chez EDF (158 640 salariés dont 105 322 en France), le Conseil national de la santé au travail est un espace de dialogue et de réflexion pluridisciplinaire sur les nouveaux enjeux de la santé au travail. Autant dire un lieu de débats crucial compte tenu des risques professionnels dans cette entreprise en pleine mutation. On se souvient aussi des suicides de salariés à la centrale de Chinon.

Le départ de la CGT porterait un coup très dur au Conseil national de la santé au travail. Partie prenant dès la création de cette instance, la  centrale de Montreuil ne cachait pas non plus ses craintes : que le conseil national ne se transforme en simple chambre d’enregistrement de la politique de la direction.

Written by jfrio

décembre 12, 2009 at 7:56

Publié dans Santé au travail

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